Joshua Olszewski

Joshua a grandi à Johannesburg, en Afrique du Sud, où sa passion pour l'ornithologie a débuté vers l'âge de trois ans, éveillée par les nombreux guides et ouvrages ornithologiques qu'il a dévorés enfant. Ayant exploré les oiseaux du pays pendant la majeure partie de sa vie, il a étendu ses recherches à des pays comme la Thaïlande, l'Ouganda, l'Argentine, Israël et la Norvège, et voue une affection particulière aux régions tropicales.

Passionné d'ornithologie depuis son plus jeune âge, Joshua s'est orienté vers le métier de guide ornithologique. Son engagement dans la conservation, notamment au sein de BirdLife Afrique du Sud, lui a valu le prix Owlet de BirdLife Afrique du Sud en 2017. Son intérêt pour la nature dépasse largement le cadre de l'observation des oiseaux et englobe également d'autres animaux sauvages tels que les mammifères, les reptiles, les amphibiens, les papillons et les libellules.

Doté d'un tempérament enjoué, Joshua aime partager sa passion pour les oiseaux et créer des expériences mémorables pour les visiteurs au contact de la nature.

  • Qu’est-ce qui a alimenté votre passion pour les oiseaux et l’ornithologie lorsque vous étiez plus jeune ?

    Depuis ma plus tendre enfance, je nourris un intérêt inné pour les oiseaux. Rien de particulier n'a éveillé cette passion chez moi, et aucun membre de ma famille ou de mes amis ne s'y intéressait. En revanche, c'est ma mère qui a sans aucun doute joué un rôle déterminant, en remarquant très tôt mon amour profond pour les oiseaux. Durant toute mon enfance, elle m'achetait sans cesse des guides d'identification et m'emmenait en excursion et en week-end pendant les vacances, et c'est ainsi que ma passion s'est développée.

     

    Quels sont certains de vos pays préférés où vous avez observé les oiseaux ?

    Hormis l'Afrique du Sud, je dirais que l'Ouganda et la Thaïlande se partagent la première place ! Ces deux pays sont incroyablement riches en espèces, notamment des oiseaux emblématiques comme le bec-en-sabot, le bec-en-ciseaux de Grauer, le faisan de Hume et la brève à bandes malaises. Israël figure également parmi les meilleurs. Y être pendant la saison de migration et observer des milliers de rapaces survolant le pays pendant plusieurs semaines fut un spectacle inoubliable, tout comme la découverte des nombreuses espèces désertiques fascinantes qui y vivent.

     

    Avez-vous un oiseau ou une famille d'oiseaux préférée ?

    Non, c'est comme me demander de choisir mon enfant préféré !

     

    Avez-vous d'autres passe-temps ou centres d'intérêt ?

    Dans le domaine de la nature, je m'intéresse à toutes les formes de faune et de flore, mais les oiseaux sont ma principale passion. En dehors de la nature, j'aime rester actif : m'entraîner, courir, etc. Je joue aussi du piano et j'aime m'essayer à la production musicale.

     

    Quelle est la chose la plus folle que vous ayez jamais faite pour voir un oiseau ?

    Un ami et moi avons parcouru 750 kilomètres (neuf heures de route) du Cap à Port Elizabeth pour observer l'un des premiers vanneaux éperonnés d'Afrique du Sud, perché dans un canal douteux en bordure d'autoroute. Arrivés sur place, nous avons aperçu l'oiseau, puis sommes rentrés directement, soit 18 heures de route en 24 heures !

     

    Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans le métier de guide ?

    Observer de nouveaux oiseaux, voyager et rencontrer des personnes partageant ce même loisir !

     

    L'une de vos meilleures expériences d'observation d'oiseaux à ce jour ?

    Quelle ne fut pas notre rencontre avec un aigle du Chaco ! C’était la fin d’un voyage de trois semaines dans le nord-ouest de l’Argentine, après avoir observé la plupart des autres espèces typiques du Chaco, des Yungas et des Andes de cette région. C’était la seule espèce du Chaco que nous ne recherchions pas de manière fiable et nous espérions simplement la croiser par hasard. Et c’est ce qui s’est passé, l’avant-dernier jour du voyage !

     

    Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent visiter une destination spécifique pour observer les oiseaux ?

    Il est essentiel d'étudier attentivement les oiseaux le long de votre itinéraire, de connaître les principales espèces recherchées et de savoir où les observer. Il est également utile de bien se renseigner sur les aspects pratiques du voyage à destination. Heureusement, si vous voyagez avec un voyagiste spécialisé dans l'observation des oiseaux comme le nôtre, la plupart de ces détails sont déjà pris en charge, mais il est toujours bon d'être bien informé.

     

    Quels conseils donneriez-vous à un jeune ornithologue amateur ?

    Observer les oiseaux, c'est avant tout admirer les oiseaux ! Je vois beaucoup de gens, de nos jours, tellement pris par l'excitation de cocher des espèces sur leurs listes qu'ils en oublient l'essence même de l'ornithologie : le simple plaisir d'observer les oiseaux. Faire des listes, c'est bien, j'en fais une moi aussi, comme la plupart des ornithologues amateurs, mais tant que cela ne devient pas votre principale motivation, tout ira bien !